Mi casa es tu casa

06/02/2012 - Pays : Mexique - Imprimer ce message

 

Nous sommes actuellement au Mexique, dans l’État de Oaxaca, perchés sur une colline dans une grande ferme...

 

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Mais reprenons le fil de l'histoire depuis notre départ d’Hawaï.

Nous avons volé dans un petit « coucou » sur les îles d’Hawaï pour rejoindre un des aéroports internationaux puis relié en avion San Diego où nous attendait Aurore, une amie de ma s½ur. Nous avons profité de ces quelques jours dans la belle-famille d'Aurore pour visiter San Diego, ses plages, son vieux centre qui ressemble à une ville du Far West, son centre-ville plein de gratte-ciel, le Balboa Park... et le musée mormon.

 

Ce dernier nous a beaucoup plu car il nous a permis d'en savoir plus sur cette étrange religion, très présente aux États-Unis, « la théologie du mormonisme ». On a tendance à les confondre un peu avec les Amishs, mais cela n'a rien à voir. Les Mormons semblent être une communauté très riche, ils possèdent tout l’État de l'Utah, ils envoient des missionnaires à travers le monde entier et ils ont un chef spirituel vivant, portant le nom de Thomas S. Monson. Les gars qu'on voit par deux en costume en France avec un petit badge, ce sont des Mormons... Mais fermons cette parenthèse religieuse.

 

 

Notre principal souci, à ce moment-là, était d'envisager le passage de la frontière USA / Mexique avec tous les ouï-dires américains sur les dangers au Mexique.

Pourtant, les premiers Mexicains que nous avons rencontrés nous ont toujours semblé très sympathiques et généreux.


Nous voilà donc partis pour un nouveau monde, l’Amérique Centrale en commençant par le Mexique.

 

Le passage de la frontière a été assez particulier. Aucun contrôle et une arrivée dans une atmosphère complètement différente. C'est l'une des frontières les plus dépaysantes que l'on ait passé. D'un coté, San Diego avec ses grands supermarchés, ses rues au carré, ses grosses voitures, son tramway ; de l'autre coté, Tijuana avec ses bus qui datent de Mathusalem et aux suspensions inexistantes, ses petits commerces, ses rues à moitié goudronnées et... de la vie, de la vie partout. Un peuple qui vit dans la rue et qui n'a pas peur du désordre !

Après 36 heures de bus à partir de Tijuana et 200 pesos économisés grâce a quelques échanges footballistiques avec le vendeur de ticket, nous voilà arrivés à Guadalajara, premier point de chute de notre aventure mexicaine. Une ville dont j'ai bien du mal à prononcer le nom correctement, ce qui fait bien rire Romaric et plusieurs de nos rencontres mexicaines.

 

 

Nous avions prévu d'y passer deux ou trois jours, nous y sommes finalement restés cinq jours et nous étions tristes de partir.

Par le biais de Miguel, le couchsurfeur americo-mexicain qui nous a hébergé sur l’île de Taïwan, nous étions en lien avec son oncle vivant à Guadalajara. Nous avons donc été accueillis par Roberto et Moni, un couple généreux, curieux et dynamique. Un accueil incroyablement chaleureux qui nous a permis de comprendre la célèbre phrase mexicaine "Mi casa es tu casa".

 

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Roberto et Moni ont 4 enfants : Roberto (12 ans), Alex (10 ans), Fernando (8 ans) et Ricky (3 ans). Les enfants nous appelait « cousins ». Ils ont dit à l’école qu'ils accueillaient leurs cousins de France. Ils avaient aussi deux chiens, dont un caniche très amusant appelé "Coffee".

On a adoré cette semaine avec la famille Corona, à participer à leur vie quotidienne, à découvrir la nourriture mexicaine, les coutumes et les jeux traditionnels. Une journée a été consacrée à Fernando qui fêtait son 8eme anniversaire.

 

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Voici quelques découvertes que nous voulions partager avec vous.

 

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J'ai participé à la préparation de l'anniversaire de Fernando. Une des traditions locales s'appelle la pinata. Ce sont des grands personnages en carton remplis de confiseries que les enfants s'amusent à détruire avec un bâton pour pouvoir déguster les nombreuses gâteries.

 

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Pour la soirée d'anniversaire de Fernando, nous avons joué à la Loterie traditionnelle du Mexique. Comme au loto, chacun a son carton avec des figures représentatives de la culture mexicaine et il faut que toutes les figures du carton aient été dévoilées pour que le joueur gagne.

 

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Avec la grand-mère Maria, je suis allée faire un tour au marché du quartier San Tere. Elle m'a fait découvrir les différents légumes et fruits du Mexique. J'ai acheté des nopales au marché. Les nopales sont des parties de cactus que l'on peut faire bouillir et manger en salade ou poêlée.

 

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Le dernier soir, Maria avait cuisiné des tamales. C'est la tradition le 2 février, dans tout le Mexique. Un tamales est constitué d'une pâte à partir de divers ingrédients enveloppée d'une feuille de mais. Il y a des tamales sucrés ou salés. Maria nous a aussi concocté une tortilla au mole traditionnel de Guadalajara (le mole est une sauce à base d'un mélange sucré-salé de chocolat).


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Avec la famille, nous avons aussi été faire du paintball, pour la première fois de notre vie. Maria m'a emmené à son cours de danse (cumbia, salsa et mambo au programme). Ils nous ont pris sous leurs ailes et chacun était avide de nous montrer son quotidien. C’était tout simplement génial. Ricky le plus petit nous a beaucoup amusé. Il était curieux de comprendre qui nous étions et où nous vivions.

 

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En parallèle, nous avons aussi visité Guadalajara et sa région : Zapopan, le marché de Tonala et le quartier de Tlaquepaque. Les rues colorées, le soleil et l'artisanat nous enchantent tout comme les Mexicains qui sont toujours volontaires pour nous aider.

 

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Nous avons aussi assisté à une manifestation dans le centre-ville de Guadalajara. Le gouvernement veut réformer les lois concernant la laïcité dans le pays. Il veut un État lié à la religion. Bien que très catholiques (les Églises sont très fréquentées), nous avons cependant rencontré plusieurs Mexicains opposés à cette initiative qui constitue un retour en arrière.

 

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Le 3 février nous repartons, tristes de quitter notre famille d'accueil mais impatients de découvrir la ville de Mexico, les chilangos (nom donné aux habitants de Mexico city) et de retrouver un de mes amis rencontrés à Toulouse.

 


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C.




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Par Solène
le 14/02/2012 à 22:38:30
On sent que vous avez passé un très bon moment et ça avait effectivement l'air d'être chouette. Rien de tel que de partager des moments de vie quotidienne pour comprendre et apprécier une culture différente de la notre. Au final, vous parlez dans quelle langue tous les deux avec tous ces gens que vous rencontrez ? Ca m'intrigue.
Par Cecile
le 16/02/2012 à 04:31:59
Merci pour ton commentaire! On est chaque fois avide de onnaitre les impressions que peuvent laisser nos articles.
Pour repondre a ta question sur les langues...
Notre parcours en Asie etait pour le moins complique a ce niveau. Globalement on trouve souvent quelqu'un qui parle anglais. La langue anglaise est la plus pratiquee dans le site Couchsurfing qu'on utilise souvent. On avait des petites notions de russe avant de partir (on savait lire l'alphabet cyrillique). En Mongolie, les quebecois que nous accompagnions avait un petit guide de conversation. En Chine, nous avons essaye d'acquerir quelques bases en particulier lors de notre arret chez Anne. Cependant, en Asie nous avons ete souvent frustre de ne pas pouvoir communiquer avec les gens, en particulier dans les campagnes. Il faut dire aussi que le parcours du transsiberien de Moscou a Pekin est rempli de francais...
On a eu parfois de bonnes surprises: il y a eu plusieurs rencontres ou les conversations de lient grace a un smartphone qui permet de traduire instantanement ce qu'on veut dire ou ce qu'on veut nous dire, ou bien l'appel a un ami qui parle en anglais est aussi frequent ;-)
A Hawai, nous nous sommes mis a l'anglais avec l'accent americain! Tous les deux, nous parlons bien anglais, Romaric a l'accent plutot british et moi je parle facilement mais je fais pleins de fautes!
Arrive en terre latine, je peux pratiquer mon espagnol (que je parle a partir du portugais). Il s'avere que je comprends a peu pres tout et on comprend mon portugnol!
Romaric se met doucement a l'espagnol mais souvent il n'en a pas besoin car les personnes que nous rencontrons ont des bases en anglais. Ricky, 3 ans etait un parfait instituteur pour nous apprendre le vocabulaire en espagnol.
Nous avons aussi un "g Palemo", support image qui permet de communiquer en cas de reel incompatiblite!
Globalement, la communication ce n'est pas seulement la maitrise des langues. Si la volonte de communiquer existe, alors on trouve toujours un moyen d'echanger quelquechose.
Il s'avere que l'apprentissage d'une langue c'est aussi l'apprentissage d'une culture et sur ce point nous avons fait quelques pas en avant (pour le russe ou le chinois, que j'espere apprendre un jour).
Je pense que l'anglais reste cependant indispensable pou pouvoir voyager dans les pays ou nous sommes passes.

J'espere avoir repondu a ta question. N'hesite pas a reecrire si tu as d'autres questions.



Par sietske
le 18/02/2012 à 20:03:21
n'oubliez pas d'écouter lila downs! c'est sa ville je crois...
http://www.myspace.com/liladowns

soy celosa, como me gustaria estar en Mexico ahora mismo!

s.

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